Acheter n’est pas toujours plus rentable que louer, et louer n’est pas nécessairement « jeter de l’argent ». La bonne décision dépend surtout de votre horizon, du coût complet du logement et de votre besoin de mobilité.
Comparer tous les coûts
Pour l’achat, ne retenez pas uniquement la mensualité. Ajoutez les frais d’acquisition, les intérêts, l’assurance emprunteur, la garantie, la taxe foncière, les charges non récupérables, l’entretien et les travaux. Tenez compte de l’apport immobilisé.
Pour la location, additionnez le loyer, les charges locatives, l’assurance et les éventuels frais de déménagement. L’épargne non utilisée pour l’achat peut rester disponible ou être investie, avec un rendement qui n’est jamais garanti.
La durée change le résultat
Une revente rapide expose davantage aux frais d’acquisition et aux variations de prix. Plus vous pensez rester longtemps, plus ces frais peuvent être répartis sur la durée. Mais personne ne peut garantir le prix de revente, le coût futur des travaux ni l’évolution des taux.
Faites au moins trois scénarios : prudent, central et favorable. Testez une revente plus basse que prévu et un chantier imprévu.
Les questions personnelles comptent aussi
L’achat apporte de la stabilité et la liberté d’aménager le logement, mais réduit la mobilité et concentre une partie importante du patrimoine dans un seul bien.
La location facilite un changement de ville ou de surface. Elle évite certains gros travaux, mais le bailleur peut reprendre le logement dans les cas prévus par la loi et le loyer peut évoluer selon les règles applicables.
Une méthode simple
- Estimer la durée probable d’occupation.
- Calculer le coût total des deux options sur cette durée.
- Intégrer une marge pour les aléas.
- Vérifier que l’achat laisse une épargne de sécurité.
- Choisir aussi en fonction du projet de vie, pas seulement d’un tableur.
Pour bâtir un plan de financement réaliste, un conseiller ADIL peut fournir une information gratuite et neutre via le réseau ANIL.