Il n’existe pas d’interdiction légale d’emprunter en CDD ou en intérim. La banque apprécie chaque dossier et cherche à déterminer si les revenus resteront suffisants pendant toute la durée du prêt.
Montrer la continuité de l’activité
Présentez un historique aussi long que possible : contrats, missions, avis d’imposition et relevés de carrière ou d’activité. La régularité des revenus, la faible durée entre deux missions et l’expérience dans un secteur qui recrute peuvent renforcer le dossier.
Ne calculez pas votre capacité sur les meilleurs mois. Utilisez un revenu moyen prudent et isolez les primes exceptionnelles.
Renforcer les autres éléments
Une épargne régulière, des comptes sans découvert répété, un apport et une réserve après l’achat rassurent davantage qu’un apport qui vide totalement l’épargne.
Un co-emprunteur en CDI peut aider, mais il engage les deux personnes au remboursement. La banque examinera aussi les charges, les crédits existants, le reste à vivre et la qualité du projet immobilier.
Respecter les règles générales
Le taux d’effort ne doit en principe pas dépasser 35 % et la durée est généralement limitée à 25 ans, assurance comprise dans les charges. Ces seuils encadrent les banques, mais n’obligent jamais un établissement à accorder un prêt.
Comparez plusieurs établissements : leurs méthodes de prise en compte des revenus variables peuvent différer.
Préparer un dossier lisible
Ajoutez une courte note expliquant votre métier, l’ancienneté, la fréquence des missions et les perspectives connues. Fournissez uniquement des données vérifiables. Pour un intérimaire, les services du FASTT peuvent aussi orienter vers des aides adaptées.
L’ANIL rappelle que les intérimaires sont soumis aux mêmes conditions générales d’accès au crédit et recommande de construire un plan de financement réaliste avec une ADIL.