Une liste copiée dans un article devient rapidement obsolète. Pour savoir si une société peut réellement proposer un crédit en France, mieux vaut interroger les registres officiels au moment de la vérification.
Commencer par REGAFI
Le registre REGAFI, tenu sous la responsabilité de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), permet de rechercher les établissements autorisés à exercer des activités bancaires ou financières en France. Cherchez la raison sociale, pas seulement la marque affichée sur le site.
Contrôlez au minimum :
- la dénomination exacte de l’entreprise ;
- son adresse et son pays d’établissement ;
- la catégorie d’agrément ;
- les activités pour lesquelles elle est autorisée ;
- l’éventuelle date de retrait d’agrément.
Une marque commerciale peut appartenir à un groupe dont le nom juridique est différent. Les mentions légales du site doivent permettre de faire le rapprochement.
Vérifier les intermédiaires dans ORIAS
Un courtier ou un mandataire n’est pas nécessairement lui-même prêteur. Les intermédiaires en opérations de banque doivent généralement être recherchés dans le registre ORIAS. Vérifiez le numéro d’immatriculation, la catégorie déclarée et l’identité du mandant lorsqu’elle est indiquée.
L’inscription à l’ORIAS ne signifie pas qu’une offre est avantageuse. Elle confirme seulement un statut réglementé à une date donnée.
Repérer les signaux d’alerte
Interrompez la démarche si l’interlocuteur :
- demande de payer des frais avant le versement du prêt ;
- utilise une adresse électronique gratuite ou un domaine très récent ;
- promet un crédit sans examen de solvabilité ;
- réclame des codes bancaires, un mot de passe ou un accès à distance ;
- exerce une pression pour signer ou verser de l’argent immédiatement.
Consultez également les listes noires d’ABE Infoservice et vérifiez que l’adresse du site correspond exactement à celle de l’organisme officiel. Les fraudeurs utilisent souvent un nom presque identique à celui d’un établissement réel.
Les trois contrôles à retenir
- Identifier la raison sociale dans les mentions légales.
- Vérifier l’établissement dans REGAFI ou l’intermédiaire dans ORIAS.
- Rechercher le nom et le domaine dans les listes noires d’ABE Infoservice.
Ces vérifications doivent être refaites juste avant de transmettre des pièces ou de signer : un statut peut évoluer et une ancienne liste ne constitue jamais une preuve actuelle.